
Il s'agit des savoirs qui entrent en jeu dans la plupart
des activités ordinaires de la vie courante, c'est à dire:
écouter,
parler,
lire,
écrire,
appréhender
le temps,
appréhender
l'espace,
calculer
/ opérer sur des quantités et des grandeurs,
raisonner.
D'après Colette Dartois, l'Illettrisme désigne des personnes qui ne maîtrisent pas les savoirs de base, bien qu'elles aient été scolarisées ou alphabétisées dans leur langue d'origine : elles n'ont pas acquis vraiment les savoirs qui leur ont été enseignés, ou les ont oubliés par manque de pratique. C'est un terme qui recouvre une infinité de degrés possibles, de la non maîtrise presque totale (ne pas savoir lire du tout, ne pas savoir compter du tout, par exemple) à quelques lacunes dans un ou plusieurs domaines des savoirs de base.
En 2003, l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme
(A.N.L.C.I.) en a donné la définition suivante : « L’illettrisme
qualifie la situation de personnes de plus de 16 ans qui, bien qu’ayant
été scolarisées, ne parviennent pas à lire et
comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne, et/ou
ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations
simples.
Pour certaines personnes, ces difficultés en lecture et écriture
peuvent se combiner, à des degrés divers, avec une insuffisante
maîtrise d’autres compétences de base comme la communication
orale, le raisonnement logique, la compréhension et l’utilisation
des nombres et des opérations, la prise de repères dans l’espace
et dans le temps, etc.
Malgré ces déficits, les personnes en situation d’illettrisme
ont acquis de l’expérience, une culture et un capital de compétences
en ne s’appuyant pas ou peu sur la capacité à lire et
à écrire.
Certaines ont pu ainsi s’intégrer à la vie sociale et
professionnelle, mais l’équilibre est fragile et le risque de
marginalisation permanent. D’autres se trouvent dans des situations
d’exclusion où l’illettrisme se conjugue avec d’autres
facteurs. »

L'analphabétisme désigne les personnes qui ne maîtrisent pas l'alphabet parce qu'elles n'ont pas été alphabétisées ou scolarisées, c'est à dire qu'elles n'ont pas été confrontées à un apprentissage formalisé du code écrit.
Le Français Langue Etrangère concerne les
personnes maîtrisant les savoirs de base dans leur langue d'origine.
Sont considérées par la plate-forme comme relevant du F.L.E.
les personnes ayant au minimum 10 ans de scolarité dans leur pays d'origine.